La moitié des 75 ha de la seconde partie de la Zone d’Aménagement Concertée est en cours d’aménagement et de commercialisation, après un gel des travaux en 2008 pour cause de fouilles archéologiques. Des contacts sont d’ores et déjà en cours, même si les choses avancent lentement.
Dans la ZAC N°I, les deux vallĂ©es sont au complet, il ne reste qu’une parcelle de 65 ares le long de la rocade, suite Ă un projet annulĂ©. C’est dire le succès de la zone franche, totalement occupĂ©e 11 ans après le premier coup de pioche en 1997. AccessibilitĂ©, harmonie architecturale et abondance des espaces verts : mĂŞme les plus grognons, qui notamment Ă©voquent le prix du terrain – le double de la moyenne en zone d’activitĂ©s – s’accordent Ă dire que l’emplacement est idĂ©al pour des conditions de travail optimales. La ZAC N°II a dĂ©marrĂ© dans un contexte plus difficile, puisque la reprise des travaux s’est faite en pleine crise financière fin 2008. Heureusement, certains des 15 projets qui avaient un avis favorable Ă fin 2007 ont attendu la fin des fouilles… mais d’autres se sont concrĂ©tisĂ©s ailleurs.
Toitures vertes
La ZAC N°II devrait suivre le même chemin en terme de qualité, avec un urbaniste-conseil pour l’ensemble des constructions, l’architecte Plisson, et un paysagiste-conseil : “Atelier Villes et Paysages”, qui valident les projets respectant un règlement précis. Celui-ci, très complet, est un cahier de recommandations sur l’allure générale des bâtiments, leur intégration dans le paysage (les toitures devront être de couleur verte), leur orientation, les aspects thermiques, le choix des matériaux, l’aménagement des abords immédiats, la gestion des eaux pluviales, le tri sélectif… sans oublier des prescriptions concernant des abris à vélo, avec des voies réservées aux cyclistes. En effet, depuis quelques années, la prise en compte de l’environnement a beaucoup évolué dans l’architecture… et tous les projets de la ZAC doivent en tenir compte pour être validés.

- A ce jour, la zone en mauve fait l’objet de réservations, elle représente le secteur en zone franche. En effet seul le quart de la ZAC N°II est défiscalisé. La zone est à 94% sur le ban communal de Didenheim (à droite) et se prolonge côté sud de la rocade, en passant dessous (à gauche). A noter : les nouveaux noms de la vallée 3 : rue de Bruxelles et rue de Strasbourg, rue de Rome, rue de Lisbonne…
Recherche de biodiversité
La voirie aussi – tout comme dans la ZAC N°I – sera amĂ©nagĂ©e avec un soin particulier (et un budget non nĂ©gligeable) avec la plantation d’arbres et d’arbustes devant reflĂ©ter le patrimoine vert local, en particulier celui du Sundgau. Une large place est donc faite aux arbres fruitiers et autres espèces vĂ©gĂ©tales locales. Des prairies fleuries devront remplacer les surfaces engazonnĂ©es pour nĂ©cessiter moins d’entretien et ’arrosage. La crĂ©ation de deux bassins vers le bout de la future rue de Bruxelles participe Ă cet objectif de prĂ©servation des espèces vĂ©gĂ©tales et donc animales. Cette recherche de biodiversitĂ© fait l’objet d’opĂ©rations pĂ©dagogiques avec les Ă©coles voisines.
En ce début mars, une dizaine de projets de bâtiments sont en cours de validation.
Contacts SERM : Yves-Marie Mourlat et Hugues de Beausse, Tél. 03 89 43 87 67, www.serm68.fr