« LâĂ©conomie de proximitĂ© nâest (pourtant) pas, loin sâen faut, une rĂ©alitĂ© neuve de notre pays. Elle a toujours existĂ© et a mĂȘme Ă©tĂ© synonyme, pendant de longues dĂ©cennies, de lâĂ©conomie tout court. Ce qui doit retenir lâattention, câest son actualitĂ©. La proximitĂ© revient aujourdâhui sur le devant de la scĂšne, pour deux raisons majeures : le contexte macro-Ă©conomique de dĂ©sindustrialisation au profit des services, dont bon nombre appartiennent Ă lâĂ©conomie de proximitĂ© ; la rĂ©volution que connaissent depuis quelques annĂ©es les comportements du consommateur pour qui, de plus en plus, âless is beautifulâ, lâĂ©conomie de proximitĂ© apparaissant dĂšs lors comme plus comprĂ©hensible, mieux maĂźtrisable et surtout plus humaine ».
Nous aurions bien aimĂ© Ă©crire ces mots au nom du PĂ©riscope, tant ils sonnent juste⊠et le PĂ©riscope aime Ă entonner le couplet de la âprĂ©fĂ©rence localeâ.
Mais il se trouve que ces propos sont extraits dâun trĂšs intĂ©ressant rapport prĂ©sentĂ© au Conseil Ă©conomique et social en septembre 2010 intitulĂ© : « LâĂ©conomie de proximitĂ© : une rĂ©ponse aux dĂ©fis majeurs de la sociĂ©tĂ© française »(*).
A une Ă©poque oĂč il faut taper le 1, taper le 2, voire le 3 pour avoir un ĂȘtre humain au tĂ©lĂ©phone (et encore, son discours sera formatĂ©), et oĂč les sites internet sont davantage prĂ©vus pour repousser les gens que les attirer avec des âformulairesâ quâon nâa pas envie de remplir, il est rassurant de voir quâon en revient toujours Ă la bonne vieille recette, confirmĂ©e par des Ă©tudes sĂ©rieuses : travailler ensemble Ă lâĂ©chelle dâun petit territoire contribue Ă nous mettre Ă lâabri des tempĂȘtes internationales. En tout cas, câest tout le mal quâon vous (nous) souhaiteâŠ
Bonne lecture,
Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef
(*) Lire le rapport dâenviron 25 pages publiĂ© in extenso sur le site : www.conseil-economique-et-social.fr