Depuis des semaines, les politiciens français ne respirent plus, suspendus qu’ils sont Ă  la sentence d’une Ă©pĂ©e de Damoclès censĂ©e porter un jugement dĂ©finitif sur la France. Le fameux Triple A, cet Affreux Algorithme Anonyme, est censĂ© nous briser le moral en ce dĂ©but d’annĂ©e, nous jeter dans les bras du politicien le plus rassurant en cette pĂ©riode prĂ©-Ă©lectorale ou tout simplement nous faire peur ? Les trois sans doute ! Faire peur aux gens, ce vieux ressort de la politique qui n’a pas d’idĂ©es, c’est sans doute la dernière des choses Ă  faire quand les Français devraient justement dĂ©ployer deux fois plus d’énergie, de courage et aussi de talent pour avancer dans leur vie ! Encourager l’initiative, croire que chacun est acteur de son destin et crĂ©er de la confiance ne relèvent pas seulement de la mĂ©thode CouĂ©, mais c’est vital dans une sociĂ©tĂ© oĂą on essaie de nous faire croire que nos destins sont suspendus au Triple A… A moins qu’on ne nous prenne pour des triplebuses, ce qui n’est pas exclu !…

Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef

AuthorPostĂ© le : 10 janvier 2012· CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Ouest, Edito  
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Cogito ergo sum


Réponse
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“Je pense donc je suis“ pourrait ĂŞtre l’adage actuel de nos Ă©diles mulhousiennes, locales, dĂ©partementales, alsaciennes… tant il y a eu ces dernières semaines de rĂ©unions, colloques, confĂ©rences ou cogitations diverses. De l’Agora de l’économie simultanĂ©e sur les trois villes alsaciennes, aux rĂ©unions autour de la Marque Alsace, en passant par le plan de dĂ©veloppement Ă©conomique pour l’agglo (Mulhouse Alsace Eco 2020), la journĂ©e sur le tourisme d’affaires, ou les cĂ©lĂ©brations sur l’entrepreneuriat, sans oublier Mulhouse Terre des Nouveaux Possibles qui est venu mettre son joyeux planning… au beau milieu de tout ça : on en brasse des idĂ©es, des projets, de l’enthousiasme, de l’envie de faire Ă  Mulhouse ces derniers temps !
Le point positif, c’est qu’il y a une vraie dynamique, des réflexions intéressantes et que Mulhouse est dans la boucle. Le bémol, c’est qu’il y manque un peu de concret, un calendrier, des objectifs précis, bref, la notion du terrain, où nous sommes tous, avec le nez dans le guidon, tous les jours.
“Je pense, donc j’agis“, c’est notre voeu pour que toutes ces bonnes intentions soient suivies d’effets dès 2012.

Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef

AuthorPostĂ© le : 10 dĂ©cembre 2011· CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Est, Edito  
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Le TGV Rhin-Rhône arrive à Mulhouse, est-ce un événement ? Non, si on considère que le TGV a 30 ans et qu’il était grand temps. Encore non, puisque les Mulhousiens avaient le TGV Est via Strasbourg pour patienter et que des habitudes sont prises. Mais c’est justement là que ce TGV Rhin-Rhône innove, en offrant à Mulhouse une autonomie nouvelle : Mulhouse n’est pas l’adjointe de Strasbourg ou le second couteau de l’Alsace, mais un pôle qui pèse son poids dans la métropole alsacienne. Grâce aux relations que notre agglomération peut tisser désormais plus facilement avec le nord, l’ouest et le sud du pays, sans oublier nos voisins à l’est, Mulhouse n’est pas un simple point sur le ligne Strasbourg-Lyon, mais bien une ville qui prend sa liberté, tout en se modernisant. On ne peut que souligner en effet la conjonction de l’arrivée de ces “nouveaux possibles“, comme le dit l’événement programmé fin du mois (voir page 12) à la rénovation urbaine et au développement des zones économiques. Ceci dit, s’il est vrai que les infrastructures favorisent les conditions du développement économique, elles ne le créent pas. Mais en nous faisant réfléchir à des projets, à la prospection de nouveaux contacts ou à notre développement, elles jouent un rôle important, celui de facilitateur de business.

Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef

AuthorPostĂ© le : 10 novembre 2011· CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Ouest, Edito  
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« L’économie de proximité n’est (pourtant) pas, loin s’en faut, une réalité neuve de notre pays. Elle a toujours existé et a même été synonyme, pendant de longues décennies, de l’économie tout court. Ce qui doit retenir l’attention, c’est son actualité. La proximité revient aujourd’hui sur le devant de la scène, pour deux raisons majeures : le contexte macro-économique de désindustrialisation au profit des services, dont bon nombre appartiennent à l’économie de proximité ; la révolution que connaissent depuis quelques années les comportements du consommateur pour qui, de plus en plus, “less is beautiful“, l’économie de proximité apparaissant dès lors comme plus compréhensible, mieux maîtrisable et surtout plus humaine ».

Nous aurions bien aimé écrire ces mots au nom du Périscope, tant ils sonnent juste… et le Périscope aime à entonner le couplet de la “préférence locale“.

Mais il se trouve que ces propos sont extraits d’un très intéressant rapport présenté au Conseil économique et social en septembre 2010 intitulé : « L’économie de proximité : une réponse aux défis majeurs de la société française »(*).

A une époque où il faut taper le 1, taper le 2, voire le 3 pour avoir un être humain au téléphone (et encore, son discours sera formaté), et où les sites internet sont davantage prévus pour repousser les gens que les attirer avec des “formulaires“ qu’on n’a pas envie de remplir, il est rassurant de voir qu’on en revient toujours à la bonne vieille recette, confirmée par des études sérieuses : travailler ensemble à l’échelle d’un petit territoire contribue à nous mettre à l’abri des tempêtes internationales. En tout cas, c’est tout le mal qu’on vous (nous) souhaite…

Bonne lecture,

Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef

(*) Lire le rapport d’environ 25 pages publié in extenso sur le site : www.conseil-economique-et-social.fr

AuthorPostĂ© le : 10 octobre 2011· CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Est, Edito  
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Bénéfices records annoncés pour les entreprises du CAC 40 cette année alors qu’on connaît une chute boursière ces dernières semaines, montée du chômage en Alsace, recrutements importants outre- Rhin, crainte de défaillances d’entreprises dans la région, menaces de ruptures du sein du bloc euro : les rumeurs et réalités proches ou plus lointaines n’ont jamais été aussi contradictoires et incertaines qu’aujourd’hui. Comme depuis quelques années maintenant, les entreprises naviguent à vue et tentent de conserver leur clientèle, maintenir la qualité, assurer un minimum de rentabilité… sans faire trop de dégâts sur le plan social. Quant aux particuliers, ils se demandent où ils pourrait placer leur argent sans risque d’en perdre du jour au lendemain…

… des coffres-forts !

Réponse : dans un coffre-fort ! Aux Etats-Unis, au Canada et dans une moindre mesure chez nous, on enregistre de ventes record de coffres-forts. Destiné à décourager les voleurs, le coffre-fort prend tout son sens lorsque lorsqu’il n’écarte pas uniquement le voleur réel, mais aussi le virtuel : celui qui d’un clic de souris décide que le placement que vous faites depuis des années ne vaut plus grand-chose. Un bon vieux coffre-fort, de nos jours, est une réponse tendance à la crise !…

Béatrice Fauroux

AuthorPostĂ© le : 10 septembre 2011· CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Ouest, Edito  
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