Dirigée par Hugues Schellenberg depuis octobre 2009, l’entreprise de fabrication de feutres pour l’industrie textile d’Heimsbrunn, qui a fêté ses 200 ans cette année, prend un nouveau virage sous l’impulsion d’un management centré sur les ressources humaines et doté d’un projet d’entreprise clair et structuré.

Journal économique de Mulhouse et environs : Dollfus-Muller

Hugues Schellenberg

Avant d’arriver à Heimsbrunn, le Directeur général de Dollfus-Muller a connu les hauts et les bas d’une entreprise dans la sous-traitance automobile qu’il a développée, fait grandir jusqu’à compter 130 personnes et qu’il a dû fermer en 2009, en raison de la défection de son unique client. « Les 13 années de vie de cette entreprise m’ont beaucoup appris, et la période de fermeture que j’ai dû gérer, a été douloureuse mais on a fait le maximum pour amortir le choc sur le plan humain. Aujourd’hui, je revois d’anciens salariés sans qu’il y ait la moindre rancoeur : on a tous fait ce qu’on a pu, jusqu’à la dernière livraison », explique cet ingénieur Arts et Mériers qui est aussi diplômé de l’IAE. Cette expérience était encore très présente dans son esprit lorsqu’Hugues Schellenberg a pris les rênes de Dollfus Muller à la demande de son président Jérôme Koch en octobre 2009. Elle a contribué à centrer son action prioritairement sur l’humain, « la clé de la réussite ».

Le projet “DM 200“ et 5 axes stratégiques

Après un état des lieux, des entretiens avec les quelque 50 salariés et l’examen détaillé, voire la redéfinition de certaines fonctions, Hugues Schellenberg a travaillé sur le projet « DM 200 » (soit Développer-Maintenir), qui repose sur trois valeurs principales : l’efficience, travailler ensemble et respecter la parole donnée. Tous les salariés ont signé la charte qui en fixe les principes en septembre 2010. « C’est ensemble qu’on obtient des résultats, en se faisant confiance ». Le Directeur général a aussi travaillé sur les axes stratégiques de l’entreprise, grâce notamment à un atelier proposé par l’ISTA (Institut Supérieur Textile d’Alsace) à 5 entreprises textiles dans la cadre du dispositif national GPS (Gagner par la stratégie). Ce programme a permis la conception d’un plan stratégique en 5 points. Premier objectif, être mieux référencé auprès des fabricants de machines pour être à la source de la demande en feutres et du besoin de renouvellement qui en découle. Ensuite, la définition du marché sur 12 zones et secteurs prioritaires dans le monde. Troisième priorité : explorer de nouveaux marchés. Exemple : l’agroalimentaire pour des tapis de transport ou des filtres. Ensuite, relancer la marque Dynajet déposée par DM, qui représente la partie négoce de l’entreprise, soit la vente de tissu spécifiques pour l’impression numérique. Enfin, l’ouverture à la filière textile régionale et le tissage (!) d’un réseau de proximité.
« Nous avons déjà obtenu les premiers résultats de ce plan d’action, puisque les ventes Dynajet ont fortement progressé et que l’objectif de chiffre d’affaires de cette année sera sans doute dépassé », explique Hugues Schellenberg. Habitant d’Haguenau mais résidant à proximité de l’usine en semaine, ce Directeur général se dit heureux de cette aventure à la fois industrielle et humaine.

Journal économiqe de Mulhouse et environ : dollfus - Muller

Dollfus-Muller en chiffres

• 200 ans d’existence
• 50 salariés dont 23 à la production et une équipe commerciale de 9 personnes.
• 7 millions d’euros HT de CA prévus en 2011, dont 85% à l’export
• Les commerciaux sont en déplacement dans le monde environ 25 semaines par an.
• La moitié des ventes concerne les feutres et tapis pour l’industrie textile, 25% pour l’industrie du cuir et le quart restant est issu de la vente de tissu pour l’impression numérique (DYNAJET)
• 1.500 clients sur 90 pays, l’export représente 85% du CA HT
• Aucun client ne pèse plus de 2% du CA HT

Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienContact : Hugues Schellenberg, Dollfus Muller
63 rue de Reiningue, Heimsbrunn
03 89 83 28 80, www.dollfus-muller.com

BF

    

Créée par Guillaume d’Andlau et relayée à Mulhouse et environs par Catherine Chambaud, la fondation Passions Alsace se fixe un objectif humble mais souvent vital : soutenir des projets bien identifiés d’associations alsaciennes, dont l’action est tangible sur leur territoire.

Catherine Chambaud et Guillaume d’Andlau

Telle association a besoin d’une chariot élévateur pour aider des personnes handicapées à monter à cheval. Telle autre doit acquérir un logiciel pour gérer une bibliothèque citoyenne de village, ou régler le cachet d’une troupe de théâtre dans un quartier… Passions Alsace répond à ce type de demande qui met de l’huile dans le rouages, et permet à un projet d’association de voir le jour, qu’il soit lié à la santé, la culture, le patrimoine, la recherche ou l’environnement…

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AuthorPostĂ© le : 10 juillet 2011· CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Ouest, Scope entreprise  
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L’entreprise dirigée par Gianni Pavan témoigne de la vitalité du textile qui évolue au fil du développement des nouvelles technologies. L’entreprise spécialisée dans l’impression textile numérique marie avec bonheur tradition et modernité, et travaille aussi bien pour des musées, des créateurs de mode, que pour du textile de maison ou des tissus événementiels.

Le périscope, journal économique de Mulhouse et environs : Alsatextiles

Gianni Pavan

On se souvient peut-être de Gravit, entreprise reconnue dans le secteur textile pour la qualité de sa gravure via des cylindres et cadres plats mis au point pour l’impression sur tissu. Le coût fixe de la gravure était alors élevé, puisque l’entreprise fabriquait un cylindre (ou un cadre) par couleur et le client devait imprimer de grandes quantités de tissu pour assurer un prix de revient correct. Après 2000, avec la disparition de ses clients laminés par la concurrence asiatique, Gravit a progressivement disparu aussi. Des salariés de l’entreprise ont repris le flambeau en 2005 pour se lancer dans un créneau émergent : l’impression numérique. C’est la création d’Alsatextiles, opérationnelle depuis 2007 et qui a démarré grâce aux bonnes relations entretenues avec d’anciens clients. « Par exemple, nous travaillons pour Linvosges, pour qui nous imprimons des nappes à partir d’ échantillons du Musée de l’Impression, comme les industries traditionnelles autrefois », explique Gianni Pavan… Mais si c’est en apparence le même produit, le procédé de fabrication a radicalement changé.

Maîtrise de toute la chaîne textile pour une réactivité maximale

En impression numérique, on réussit à obtenir la qualité d’impression traditionnelle sans ses inconvénients : on peut imprimer une infinité de couleurs et se limiter à une production de 100 mètres là où il fallait en imprimer 1.000… « Cela change tout, car certains clients passent commande en petites séries tous les 15 jours pour l’impression de tel ou tel dessin. » Côté qualité, le dessin créé sur ordinateur peut être d’une grande précision et une fois imprimée, la couleur est fixée dans la fibre textile, les couleurs ne bougent pas… A tous ces avantages, Alsatextiles a ajouté une diversification en aval : « Pour être encore plus souples et réactifs, nous avons développé une offre diversifiée de tissus, cela évite de dépendre des délais de livraison ». En effet, polyesters, satins de coton, tissus mélangés sont disponibles au choix du client grâce à un stock permanent d’une valeur de 150.000 euros (pour 1 million d’euros de CA/an). De la conception (ou reprise) du dessin sur ordinateur au produit confectionné, Alsatextiles maîtrise donc toute la chaîne de fabrication. Cette maîtrise en termes de coût, de qualité et de délais a été repérée par de grands noms du textile comme Castelbajac qui y fait fabriquer son linge de table, ou la créatrice d’Anatopik, marque de vêtements riches en couleurs.

Des produits innovants pour l’événementiel et la décoration

Alsatextiles s’aventure hors des terres traditionnelles de la filière, l’habillement et le linge de maison, pour imprimer des produits événementiels : kakémonos, banderoles, etc. à partir de n’importe quel visuel ou photo. Dernière nouveauté : Alsatextiles produit au terme d’un partenariat avec Leroy Merlin des portes de placard coulissantes tendues de tissu imprimé à partir de photos d’une photographe régionale, Catherine Kohler : encore une alliance de talents régionaux (voir encadré). Recherche partenaires Alors que manque-t-il au bonheur de Gianni Pavan dont l’activité est en plein essor ? « Nous sommes à la recherche de partenaires financiers pour pouvoir nous développer, car le textile fait encore peur, alors que tous les jours de nouveaux marchés s’ouvrent à nous ! », conclut-il.

BF

Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienContact : Alsatextiles, 3 rue de l’Industrie, Riedisheim
03 89 64 59 97 – www.alsatextiles.fr

L’ADN d’Alsatextiles : une production régionale à 80%

Gioanni Pavan défend et soutient la renaissance de la filière textile alsacienne (et vosgienne), dont de nombreux exemples montrent le haut niveau de compétence. 80% de sa production, du tissu à la confection, est issue de l’écosystème textile qui se reconstitue en Alsace et dans les Vosges. Alsatextiles participe à la création d’un label “Alsace Terre Textile“ à l’image de “Vosges Terre Textile“, et qui devrait voir le jour en 2012.

AuthorPostĂ© le : 10 juin 2011· CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Est, Scope entreprise  
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Tout en reprécisant la mission principale du mandataire judiciaire qui est de défendre l’intérêt collectif des créanciers dans les entreprises en difficultés, Philippe Froehlich présente le mandat ad hoc, assez peu connu, et qui peut être mis en place en prévention des difficultés.

journal économique de Mulhouse et environs : cabinet Froehlich

Me Philippe Froehlich

On le sait, le mandataire judiciaire exerce une profession réglementée, qui préserve les intérêts des créanciers lors d’une défaillance d’entreprise. Ceux-ci sont classés selon un ordre de priorité légal : Etat, banques, salariés, fournisseurs, etc. sans oublier le mandataire lui-même. Celui-ci a notamment pour mission de vendre les actifs de la société liquidée au meilleur prix, afin de rembourser le plus de créanciers possible. « Administrer un dossier de liquidation prend en moyenne deux ans, lorsqu’il n’y a pas de difficulté majeure », explique Philippe Froehlich. « Des litiges peuvent ralentir la procédure, comme par exemple un contentieux sur la qualité de salarié ou non de personnes travaillant régulièrement pour l’entreprise ». En effet, les salariés bénéficient d’un fonds de garantie pour le paiement de leurs salaires impayés. L’étude Froehlich qui emploie 9 personnes traite environ 200 dossiers par an, dont une grande partie selon la procédure de liquidation dite simplifiée (sous un certain seuil et sans procédure contentieuse).

Le mandat ad hoc pour sécuriser une entreprise fragilisée

Quand une entreprise n’est pas encore au bord du dépôt de bilan, mais que l’activité bat de l’aile et que les difficultés de trésorerie apparaissent, la tentation est d’essayer de redresser la situation en attendant mieux. Souvent, les difficultés ne font qu’empirer, les concours bancaires risquent d’être gelés, etc. « Le mandat ad hoc permet au mandataire judiciaire de rechercher des solutions en accord avec le Président du Tribunal, selon une procédure strictement confidentielle. La mission intervient avant un redressement ou une liquidation, et doit éviter la cessation des paiements », explique Me Froehlich qui précise que ce service assez peu connu des entreprises est une activité encore minoritaire de l’étude qu’il dirige, mais qui tend à progresser. « Dans la loi existent des techniques de sécurisation et de financement. Le mandat crée la médiation entre les interlocuteurs de l’entreprise et n’a pas pour objet de proposer des solutions industrielles, mais bien de sécuriser les relations ». Depuis 2005, le champ des procédures collectives, tout comme la procédure de prévention, concerne aussi les professions libérales. Depuis 6 mois, Me Froehlich note une diminution du nombre des procédures collectives, une donnée plutôt positive pour l’économie locale et qui peut témoigner d’une sortie de crise. « Mais un contexte plus prospère n’empêche pas les défaillances de sociétés de services, victimes d’une gestion défaillante. La crise n’explique pas tout ! », précise-t-il.

Journal Ă©conomique de Mulhouse et environs - Le pĂ©riscope : information Ă©conomique mulhousien Contact : Philippe Froehlich, mandataire judiciaire, 36 rue Paul CĂ©zanne – Le Trident, Mulhouse
Tél. 03 89 56 33 89

    

L’univers du bonbon n’a pas de secrets pour l’entreprise Faller qui compte 38 salariĂ©s – toutes des femmes -, 11 magasins… et un site d’e-commerce de dragĂ©es, dont le succès dĂ©passe les prĂ©visions les plus optimistes. A tel point qu’un nouvel entrepĂ´t est en cours de construction Ă  Rixheim pour assurer la logistique des commandes sur le web. La dragĂ©e prend des couleurs !

Journal économique de Mulhouse et environs : Faller

Atelier de conditionnement des commandes passées sur le web.

Sous la houlette de Nathalie Faller, femme dynamique et volontaire en charge de la direction générale de la PME, la maison Faller regorge de projets. Le dernier en date, le site d’ecommerce de dragées ouvert en février 2010, est en train de faire bouger toute la maison : « Quand on a 10 magasins situés dans de très bons emplacements en centre-ville et des charges élevées, les perspectives de développement sont faibles ; il faut être très performant maintenir un commerce de qualité et indépendant ! L’idée a été de créer un site d’e-commerce pour compléter notre activité, mais uniquement sur le thème de la dragée », explique la dirigeante. En effet, rappelons que la maison Faller vend aussi bien des bonbons et friandises en stock permanent que des produits saisonniers : lapins de Pâques, chocolats de la Saint-Nicolas ou friandise dite éphémère.

Progression de la vente de dragées de 50 % en magasin

Le site web dragees.faller.fr, qui compte environ400 rĂ©fĂ©rences, a Ă©tĂ© créé par l’agence web Activis(ndlr : tout comme celui des chocolats Abtey,voir l’article sur notre blog). « En 6 mois, nousavons rĂ©alisĂ© l’objectif Ă  3 ans sur notre prĂ©visionnel,et les ventes de dragĂ©es en magasin ont augmentĂ© de50 % ! » se rĂ©jouit Nathalie Faller, dont l’équipea dĂ» s’adapter Ă  un raz-de-marĂ©e imprĂ©vu. Parailleurs, le succès du site a pour effet de boosterles ventes en magasin grâce aux clients d’Alsaceet des dĂ©partements voisins.Le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© par le site web a Ă©tĂ© de420 000 euros HT en 2010, et devrait doubler en2011. Aujourd’hui, une Ă©quipe de trois personnesrĂ©ceptionne les commandes, gère les stocks ettraite environ 40 commandes/jour. « Nous mettons un point d’honneur Ă  avoir toutes les rĂ©fĂ©rences en stock, soit toutes les dragĂ©es et leurs emballages ». D’oĂą l’amĂ©nagement 1600 m2 du bâtimentBricorama route de l’Ile NapolĂ©on Ă  Rixheim : entrepĂ´t, atelier d’emballage, bureaux ainsi qu’unstudio photo de 80 m2. Il faut compter 1/3 duvolume des ventes en stock permanent pourpouvoir assurer les livraisons.

Journal économique de Mulhouse et environs : Faller

Nathalie Faller, avec au second plan l’entrepôt de stockage pour les livraisons des commandes passées sur le net.

Plusieurs collections par an : La dragée customisée

Les nombreuses références en stock s’expliquent par la très grande diversité des “mises en scène“ de la dragée : oubliée, la boîte classique de nos grand-mères, les dragées sont désormais conditionnées dans des mini-chaussures de tennis, de minuscules habits pour filles ou garçons qui se balancent sur des cintres accrochés à de beaux présentoirs, etc. « Il faut créer un effet de collection avec des nouveautés permanentes pour que le baptême, la communion ou le mariage soient des évènements uniques, avec un style adapté au décor de chaque table de fête. La dragée est entrée dans une course à la tendance », estime Nathalie Faller qui ajoute : « Même si ce développement a son coût, le net a transformé et stimulé le métier ». Précisons pour finir que les quelque 600 références vendues en magasins sont entièrement gérées par une plateforme logistique externe à l’entreprise. Chiffre d’affaires 2010 du groupe : 3,5 M€ HT avec les ventes sur le web.

Journal économique de Mulhouse et environs - Le périscope : information économique mulhousienContact : Groupe Faller, 64 rue de l’Ile Napoléon, Rixheim
TĂ©l : 03 89 45 95 27 – Web : www.faller.frdragees.faller.fr

AuthorPostĂ© le : 11 avril 2011· CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Est, Scope entreprise  
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