Emmanuel Ebel et David Roca sont experts-comptables associés depuis 2005. Entourés de dix collaboratrices, ils opèrent essentiellement dans le secteur de Mulhouse et connaissent particulièrement bien les problèmes actuels des TPE et PME, leurs principaux clients.

Emmanuel Ebel et David Roca
Emmanuel Ebel et David Roca

La crise est-elle toujours présente ?

David Roca : on ne peut pas dire qu’on soit sorti de la crise, car bon nombre d’entreprises en subissent encore les conséquences. Il y a deux catégories de sociétés : celles qui sont là depuis assez longtemps pour avoir une réserve de trésorerie et qui ont pu faire le dos rond, et les autres plus fragiles car jeunes ou sans réserve de fonds qui elles sont en plus grande difficulté. Il ya un début de reprise dans l’industrie mais le “petit commerce“ reste fragile.

Comment les chefs d’entreprises peuvent-ils limiter les risques ?

Emmanuel Ebel : Il ne faut surtout pas attendre le dernier moment pour se poser les bonnes questions. Nous pouvons alors accompagner le chef d’entreprise dans un suivi plus régulier de son activité : établir des tableaux de bord mensuels, l’aider à modifier sa stratégie en cas de besoin, en d’autres termes avoir une gestion en temps réel pour pouvoir anticiper tout accident.

On dit que les banques sont plus frileuses et n’aident pas assez les entreprises ?

E.E. : Il est exact de dire que les négociations avec les banques pour des investissements ou des prêts sont plus difficiles. Cela fait aussi partie de notre métier d’accompagner les entrepreneurs chez leur banquier. Nous parlons le même langage de par notre activité et nos outils. Nous sommes bien placés pour prouver la fiabilité de notre client et cela facilite les prêts ou des délais de paiements plus souples.

Jusqu’où peut aller l’accompagnement de l’expert-comptable ?

E.E. : Comme nous sommes proches de notre client, nous sommes capables d’évaluer sa situation à tout moment et à le défendre même en cas d’extrême difficulté. Parfois un retard de paiement d’un fournisseur peut mettre en péril l’entreprise. Nous pouvons organiser de « la détente dans la trésorerie » grâce au travail commun en amont.

D.R. : J’ai coutume de dire qu’il vaut mieux avoir une vue de la situation plus souvent, même approximative, que d’avoir les chiffres réels au moment du bilan, mais trop tard.

Contact : Avenir Expertises, 2 rue de l’aérodrome, Rixheim
Tél. 03 89 65 90 10 - site web :  www.avenir-expertises.com

AuthorPostĂ© le : 10 dĂ©cembre 2010 · CatĂ©gorie : Edition Mulhouse Est, Parole d'expert  
    

Cette question est au cœur des discours actuels de tous ceux qui plaident pour plus de respect de l’homme et de son environnement. Et il est vrai que la crise met à mal beaucoup de bons projets : dans un contexte de crise, entreprises comme particuliers vont au moins cher, encore plus qu’avant. Certains annulent leurs travaux (panneaux solaires, chauffage écologique) ou renoncent à manger bio, reviennent au papier classique, à priori moins cher que le recyclé…

Tandis que pour d’autres, comme dans tout bouleversement sociologique profond, c’est exactement l’inverse qui se produit. Tel chef d’entreprise se posera la question du caractère recyclable des matériaux de sa nouvelle photocopieuse, tandis qu’un autre achètera une voiture de fonction moins polluante ou du mobilier d’occasion, demandera à ses salariés de trier leurs papiers et d’imprimer les feuilles des deux côtés….

Car la crise des subprimes (qui fait suite, si on veut faire le lien, Ă  celle de la grippe aviaire, voire des tsunamis) nous interpelle violemment sur le fait que nous sommes allĂ©s trop loin. Trop loin dans la rĂ©partition honteuse des richesses, trop loin dans l’achat de choses inutiles, dans le gaspillage, le non-respect des autres, de la nature…
Deux écueils seraient de se sentir coupable pour tout le monde… ou de désigner des coupables “d’en haut”. Une troisième voie s’impose : prendre notre part de responsabilité.

Notre marge de manœuvre, c’est dans notre consommation qu’on peut l’exercer. Une consommation pas forcément mise à l’index, mais différente. Plus frugale, moins consommatrice d’énergie, plus vigilante, et finalement plus solidaire. À la maison… comme dans l’entreprise.

Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef

AuthorPostĂ© le : 11 mai 2009 · CatĂ©gorie : Edito