Comment travailler dans le contexte actuel ? Quelle offre de postes observe-t-on, pour quelle demande ? Nous avons interrogé quatre cabinets de recrutement du secteur, qui témoignent sur leur vécu professionnel où beaucoup de candidats sont sur le marché, pour peu d’élus. Ils donnent aussi leur avis sur les mutations du secteur.
I. Adecco Experts : stratégie axée sur le candidat
Adecco Experts vient de s’installer dans de nouveaux locaux au Parc de la Mer Rouge. Objectif : proposer des solutions innovantes dans le recrutement de cadres, en investissant 100% du marketing… sur les candidats.

Danièle Guérin et Christophe Catoir
Christophe Catoir, Directeur France d’Adecco Expert, est présent le jour de l’inauguration des locaux et présente le concept “Adecco Experts” : “Nous sommes clairement positionnés sur le recrutement de cadres et d’experts, et ce depuis que la loi Borloo nous le permet. Notre spécialité consiste à approfondir le plus possible notre relation avec les candidats. C’est pourquoi notre budget marketing leur est entièrement consacré.” En effet, le contexte est paradoxal, puisqu’existe une inadéquation entre les cadres présents sur le marché et les profils recherchés. Les cadres en poste préfèrent tenir que courir et ont un peu de mal à bouger. Il faut donc séduire dans un marché du recrutement fortement concurrentiel. Pour disposer d’un bon portefeuille de candidats, Adecco Experts ne lésine pas sur les moyens. L’entreprise dispose de 20 agences sur toute la France, ce qui lui permet d’être abonnée aux bases de données de candidats importantes (jobboards sur le web), très coûteuses pour de petites structures. Par ailleurs, la plupart des consultants sont spécialisés et issus, notamment, de métiers techniques, très recherchés actuellement.
A la recherche du marché caché
“Première valeur ajoutĂ©e d’Adecco Experts : dès son arrivĂ©e Ă l’agence – dont l’agencement est le mĂŞme partout en France -, le candidat est accueilli dans un climat cosy et confortable, pour qu’il se sente bien”. Ensuite, lors du premier contact, le candidat effectue un test de personnalitĂ© dont les rĂ©sultats sont commentĂ©s dans la foulĂ©e en entretien, ce qui permet une discussion approfondie. Enfin, le candidat se voit offrir des outils d’e-learning, qu’il soit retenu ou non pour un poste. Enfin, et c’est le plus important, Adecco va Ă la recherche de candidats “invisibles” : “Nous dialoguons beaucoup avec les candidats que nous voyons, pour qu’ils nous envoient leurs connaissances. La cooptation nous fournit 15% des candidatures. Nous Ă©largissons aussi la recherche demandĂ©e par les entreprises, Ă des profils de type “challenger” et dont le potentiel nous paraĂ®t important et que nous trouvons sur d’autres critères que le diplĂ´me”.
L’agence de Mulhouse
Danièle Guérin dirige Adecco Experts à Mulhouse. L’équipe est composée de 6 personnes, disposant toutes d’une culture métier et d’une connaissance solide du marché régional. “Nous avons la chance de bénéficier de l’infrastructure nationale, nos bases de données sont toutes connectées et nous suivons des programmes de formation pointus et réguliers”, indique Danièle Guérin, qui précise : “Nous proposons à 90% des CDI, et ce à 60% dans des métiers techniques de tous niveaux. Nous avons une vraie expertise dans le middle management et nos missions durent moins longtemps que la moyenne : nous ne voulons faire attendre, ni le client, ni le candidat, même dans le contexte actuel ”, conclut-elle.
Danièle Guérin : Adecco Experts
20c rue de Chemnitz – Parc de la Mer Rouge – TĂ©l : 03 89 32 97 20
daniele.guerin@adecco.fr – www.adecco.fr/adecco-experts
II. Optimal RH : rester proche et réactif 
Odile Hopp a créé Optimal RH voici un an et demi, soit… quelques mois avant la crise que l’on sait. Sa petite structure de trois personnes travaille pourtant bien, même si le métier est plus dur qu’avant. “Le plus dur aujourd’hui, c’est de faire face à des délais de paiement très longs, avec des banques parfois peu souples. A part cela, le cabinet travaille et se porte plutôt bien, mais il a été freiné dans son élan ! ”, indique Odile Hopp qui après une dizaine d’années en cabinet a ouvert sa propre structure début 2008. “Nous avons la chance d’avoir parmi nos clients de grandes entreprises, chez qui des recrutements ont lieu régulièrement, ne serait-ce que pour compenser les départs.” Par ailleurs, certaines entreprises parmi ses clients connaissent la croissance malgré le contexte, comme tel bureau d’études ou entreprise innovante.
Proximité, réactivité
Des entreprises comme Knauf ou le Syndicat des Eaux et de l’Assainissement Ă Strasbourg font confiance Ă la jeune structure. “Nous sommes en train d’effectuer au bout de nos 18 premiers mois d’activitĂ© une enquĂŞte de satisfaction auprès de 50 clients et d’une centaine de candidats. Et il ressort dĂ©jĂ que nos clients apprĂ©cient notre rĂ©activitĂ© et la qualitĂ© de notre Ă©coute.” Opimal RH se heurte aux mĂŞmes dĂ©fis que ses concurrents : il faut trouver des profils techniques pointus, ainsi que des commerciaux. “Tout le monde recherche le mĂŞme type de candidats : des cadres expĂ©rimentĂ©s, souvent dans un domaine de haute technicitĂ©. Les jeunes sortant de l’école, les non-cadres et les personnes au chĂ´mage sont moins prisĂ©s, alors qu’il y a de bons potentiels dans ces catĂ©gories aussi. Car les licenciements concernent tous les profils y compris des personnes de valeur…”, explique Odile Hopp. Optimal RH apporte un soin particulier au contact avec le candidat et a dĂ©veloppĂ© une “éthique client”, avec un compte-rendu hebdomadaire sur un recrutement en cours, et la recherche qui se poursuit jusqu’à l’atteinte de l’objectif. “Aujourd’hui, il faut dĂ©ployer deux fois plus d’énergie et de temps qu’il y a trois ans pour trouver le bon profil au bon poste. Ce qui suppose une meilleure qualitĂ© de relation Ă la fois avec le client, et avec le candidat” – affirme-t-elle.
Odile Hopp : Optimal RH
65 rue Jean Monnet – Parc des Collines – TĂ©l. 03 89 31 90 60
o.hopp@optimal-rh.fr – www.optimal-rh.fr
III. Proréseau : les modèles sont à repenser
Marc Sarwatka, directeur du cabinet de 12 personnes sis à Mulhouse, Strasbourg et Paris mesure les changements en cours, et estime qu’ils vont obliger les recruteurs à modifier leur manière de travailler. “Aujourd’hui, on fonctionne encore beaucoup sur des schémas routiniers. On veut telle personne, avec tel profil, pour tel poste… et les entreprises, qui ont le choix aujourd’hui, ne veulent pas prendre de risques et élèvent le niveau d’exigence. D’un autre côté, les candidats en poste sont frileux et ne bougent que si la proposition est vraiment satisfaisante sur tous les plans” . C’est dire la tension qui règne dans le secteur des postes à responsabilités… Et ce à l’avantage des entreprises qui recrutent : en prenant leur temps, elles finissent par trouver le candidat idéal : “Un recrutement qui prenait un mois, peut durer trois mois aujourd’hui. Or il y a sur le marché beaucoup de gens de valeur dont les diplômes ne sont pas totalement conformes à la demande, mais qui ont une personnalité qui peut faire avancer l’entreprise. La capacité à prendre des risques et à innover sont des valeurs précieuses aujourd’hui.”
La génération Y
“Ce qui obligera les entreprises à s’adapter, en plus de la crise, c’est le phénomène générationnel qui concerne les moins de 30 ans”, affirme Marc Sarwatka. Les nouvelles technologies dans la peau, pas vraiment de sens de la hiérarchie et des exigences de confort élevées : cette génération bien identifiée, et dont les tendances sont déjà perceptibles chez les 30-35 ans, ne se laisse pas aisément formater. De nombreuses études font état de cette génération montante qui a vécu la précarité de ses parents, ainsi que les bons (et mauvais) côtés des 35 heures. “Nous vivons une mutation profonde de l’emploi en France, et ce sera à l’entreprise de s’adapter. Notamment en intégrant le projet de vie du candidat dans ses recrutements, en respectant le rythme des mères de famille ou en rendant le travail plus flexible, notamment avec le télé-travail. Nous sommes vraiment à un carrefour ; la course aux excès dans tous les domaines a montré ses limites et un nouveau modèle se dessine”, conclut Marc Sarwatka.
Marc Sarwatka : Proréseau
21 rue Victor Schoelcher – Parc des Collines – TĂ©l. 03 89 33 28 80
marc@proreseau.fr – www.proreseau.fr
(actualités et newsletter sur les tendances du métier)
Un secteur qui marche : l’énergie

Trois de nos interlocuteurs l’ont Ă©voqué spontanĂ©ment : le secteur qui recrute et reste actif en France malgrĂ© le contexte, c’est bien celui de l’énergie. Notre pays connaĂ®t une renommĂ©e internationale dans ce secteur grâce Ă de grands groupes industriels. Il n’y a qu’à voir le succès de l’emprunt public d’EDF dont le potentiel de croissance est Ă©norme, vu les enjeux environnementaux. Ajoutons-y les secteurs liĂ©s : l’industrie d’Ă©laboration et de transformation des matières nuclĂ©aires, le secteur de l’eau, la production et la distribution de combustibles gazeux et, enfin, la production et la distribution de chaleur. Avec beaucoup de potentiel dans les Ă©nergies nouvelles : l’éolien, le solaire… La proportion de cadres de ce secteur est très Ă©levĂ©e. Des profils techniques pointus sont demandĂ©s, car la prime ira aux entreprises qui proposeront les meilleures solutions aux problĂ©matiques Ă©nergĂ©tiques.
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15 juillet 2009 · CatĂ©gorie :
Le Sujet du Mois 
Dominique Sacco et Sylvain Baudoin
“La Fabrique” à la Mer Rouge est le 9ème “hôtel d’entreprises avec services” qui sera ouvert par la société SOGEQUARE à la fin de l’année. Un concept de location de bureaux de petites surfaces, qui s’accompagne de services mutualisés utiles aux occupants… et qui créent du lien.
Le créneau de Sogequare, c’est tout d’abord le Grand Est, avec des villes délaissées par les grands acteurs de l’hôtellerie d’entreprise. “Nous nous intéressons aux villes où ne vont pas les grandes entreprises du secteur, qui préfèrent s’installer dans des secteurs à fort potentiel, comme Lille, Lyon, Marseille, Bordeaux… et notre offre s’adresse prioritairement à des entreprises qui recherchent de petites surfaces de bureaux, quitte à s’agrandir par la suite”, explique Dominique Sacco, directeur. Le Quartier des Entrepreneurs accueille principalement des petites structures, entrepreneurs individuels, professions libérales, free lance ou entreprises qui sortent de pépinières. D’où une bonne collaboration avec le Technopole, qui a encouragé ce projet.
Small is beautiful
Les trois créateurs de Sogequare ont créé leur société en 2000, en unissant des compétences complémentaires : l’un était conseiller auprès des collectivités, le second professionnel dans l’immobilier et le troisième avait l’expérience du service aux entreprises et en gestion. Depuis, la petite entreprise a fait du chemin, puisqu’elle gère 8 Quartiers (bientôt 9 avec Mulhouse) et a créé 8 emplois : les assistantes de chaque quartier (voir encadré). Ces Quartiers sont à Bar-le-Duc ou Nancy ; le site de Pulversheim (3400 m2 de bâtiments industriels et 600 m2 de tertiaire) a été le second à ouvrir en 2001. Un Quartier de 1500 m2 a été ouvert à Metz en mai, et La Fabrique ouvrira fin de cette année. L’entreprise réalisait en 2008 un CA HT de 1 million d’euros.

Des services communs
La Fabrique est composée de trois plateaux de 300 m2, pour une trentaine de bureaux de 15 à 45 m2 environ. C’est la SERM qui rénove ce bâtiment, dans le cadre du budget convenu avec Sogequare. Chaque locataire bénéficie de l’usage de sanitaires communs, d’une grande cuisine meublée et équipée, ainsi que d’une salle de réunion. Le plus important, ce sont les services : “Nous mutualisons plusieurs services qui évitent des frais pour chaque entreprise. L’assistante, le standard téléphonique, la reprographie (numérique), le wifi… sont partagés et un compteur individualise tous les frais.” Idem pour le fonctionnement du bâtiment, géré par l’assistante. “Mais les services communs n’ont pas qu’un objectif pratique, ils sont aussi là pour créer du lien et une convivialité que nous observons sur nos autres sites”. Ainsi, à Pulversheim, les locataires ont organisé un barbecue récemment. “On vient pour un espace physique, et on reste pour les services et la convivialité car une vraie vie de quartier se crée”, conclut Sylvain Baudoin, associé de Sogequare.
Exemple de budget
Pour un bureau de 30 m2, le loyer est de 135 € HT par m2 et par an, et 35 € HT pour les charges. Soit pour 30 m2 un total de 5100 € HT/an. A deux, cela ferait 212,50 € HT par mois pour chacun, incluant le loyer, les espaces communs, les services et l’électricité pour le chauffage et la climatisation.
Le rôle central de l’assistante
Polyvalente, l’assistante joue un rôle de premier ordre dans la réussite de la formule. Formée à l’esprit “maison”, l’assistante est tout d’abord une personne expérimentée et polyvalente. Préposée à l’administration (courrier, téléphone, planning de la salle de réunion, etc.), elle peut aussi proposer des prestations individualisées. Point de contact pour l’interne, elle assure aussi les relations avec l’extérieur (visites de locaux, devis, alerte en cas de panne informatique, etc.). Une assistante sera recrutée pour Mulhouse à partir de septembre.
Dominique Sacco : SOGEQUARE
Quartier des Entrepreneurs – Parc de la Mer Rouge – N° indigo 0820 22 40 60
mulhouse@quartier-des-entrepreneurs.com
www.quartier-des-entrepreneurs.com
Posté le :
15 juillet 2009 · CatĂ©gorie :
Scope entreprise Triez-vous vos papiers et cartons, éteignez-vous les ordinateurs en partant, avez-vous réfléchi aux consommations d’énergie de vos bureaux et entrepôts ? Le tertiaire est encore un peu l’oublié des grandes campagnes en faveur du développement durable et ce dossier contribue à y remédier, grâce aux ressources de l’ouest mulhousien !
I. Maurice Di Giusto :“Comment consommer le moins d’énergie possible” ?
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Maurice Di Giusto, président de Di Giusto SA (chauffage toutes énergies, climatisation, sanitaire, couverture, zinguerie) et président (entre autres) de la Corporation de son métier dans le sud du Haut-Rhin, a de l’énergie (!) à revendre lorsqu’il s’agit de développement durable : “Je porte des convictions écologiques qui ont encore du mal à  se faire un chemin en raison de l’action des lobbies des énergies fossiles et de certains matériaux. Pourtant, chauffer son eau avec l’énergie du soleil et isoler son bâtiment avec des matériaux naturels, cela devrait être la norme aujourd’hui ! ”.

Terrasse végétalisée au dessus des Bureaux de Maurice DI GIUSTO à Mulhouse-Dornach
L’arrivée des “co-artisans”
Alors aux artisans, avec l’aide de collectivités motivées (comme la région Alsace et la CAMSA), de conseiller le public. “Nous sommes en train de promouvoir un métier, celui d’éco-artisan, qui ne se cantonne pas uniquement à sa spécialité, mais possède une vision globale du bâtiment. Par exemple si un chef d’entreprise souhaite qu’on intervienne pour changer la chaudière et les radiateurs, on fera d’abord une étude thermique. Le but : voir s’il vaudrait mieux isoler d’abord, pour installer ensuite une chaudière moins puissante, et donc moins coûteuse à l’achat et à l’usage…”, explique M. Di Giusto.
On commence donc par examiner les paramètres d’isolation : “Un test : mettez la main sur un interrupteur. Si vous sentez de la chaleur ou du froid, c’est que le bâtiment est mal isolé. Avec une trentaine d’interrupteurs dans les bureaux, cela correspond à ouvrir une fenêtre en permanence, été comme hiver”.
Changer les fenêtres, isoler par l’extérieur ou sous le toit , c’est un bon début si le bâtiment est une “passoire thermique”. “Ensuite seulement, on verra la question du chauffage, et d’une climatisation forcément modérée. Enfin, une ventilation double-flux fera circuler l’air dans le bâtiment une fois bien isolé”. C’est bien dans cet ordre qu’il faut aborder la question, et pas par le petit bout de la lorgnette du chauffage. En revanche, installer des panneaux solaires pour chauffer l’eau peut se faire en dehors d’autres travaux de rénovation. “Le tout, c’est d’être en cohérence dans tout le bâtiment ; ça ne sert pas à grand-chose d’installer une pompe à chaleur dans un bâtiment dont le vitrage et l’isolation ne sont pas performants”, conclut M. Di Giusto.
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Maurice di Giusto
Un bâtiment-modèle
L’entreprise Di Giusto – 300 m2 de bureaux et 300 m2 d’entrepôt a arrêté son chauffage dès le 15 mars dernier. En effet, l’orientation du bâtiment est favorable en toute saison, sa structure métallique est isolée par deux couches croisées de laine de verre de 15 cm d’épaisseur, les deux chaudières au gaz à condensation se complètent de manière optimale, l’eau (ballon de 300 litres) est chauffée par des panneaux solaires, une partie de la toiture est végétalisée et le double-vitrage alu est performant. Une VMC simple-flux ne se met en marche que s’il y a du monde dans la pièce. Le bâtiment a été primé par l’ADEME en 2005 pour son éco-conception.

Une installation performante
Maurice Di Giusto
DI GIUSTO SA, 41 rue des Machines - Mulhouse, Tél. 03 89 65 44 70
info@digiusto.fr , www.digiusto.fr
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II.L’ALME lance une campagne Display® auprès des entreprises de l’ouest mulhousien
Une première dans le tertiaire : l’Agence Locale de la Maîtrise de l’Énergie de Mulhouse lance une campagne pour examiner les paramètres énergie, CO2 et eau des entreprises de l’ouest mulhousien. Chaque entreprise volontaire affichera une “étiquette-énergie” Display® et on lui recommandera d’éventuels travaux à effectuer.
Emile-Jean Wybrecht, directeur de l’Agence Locale pour la Maîtrise de l’Énergie (ALME), se réjouit d’innover en proposant enfin aux entreprises un diagnostic jusque-là testé uniquement sur les maisons de particuliers ou des collectivités. “Nous venons aux entreprises aujourd’hui, car elles sont attentives à leurs frais généraux et ne veulent plus dépendre des variations du prix des énergies. Elles sont aussi plus soucieuses de leur empreinte écologique”. Les plus en avance traduisent leur budget… en émission de CO2. D’autre part, l’investissement dans l’isolation et les énergies renouvelables donne une valeur supplémentaire au bâtiment.
Le secteur tertiaire reprĂ©sente environ les deux-tiers de l’activitĂ© Ă©conomique en France et seulement 15 % de la consommation d’énergie. Mais cette dernière a augmentĂ© de 80 % en vingt-cinq ans, d’oĂą l’intĂ©rĂŞt de corriger la tendance. “Le programme Energie-CitĂ©s, auquel adhère une vingtaine de villes en Europe – dont Mulhouse – a dĂ©cidĂ© de porter l’effort sur le diagnostic de bâtiments, Ă partir d’une mĂŞme mĂ©thode, la mĂ©thode Display®, pour pouvoir Ă©tablir des comparatifs. L’ALME est certifiĂ©e pour rĂ©aliser ces diagnostics ”.
L’entreprise sous toutes les coutures
Déplacements des salariés, matériel informatique, consommables, type de bâtiment (surface, isolation, énergies), consommation d’eau… tout est passé au crible via un questionnaire. “Le temps pour rassembler les données est d’une demi-journée au maximum. Nous avons ensuite un outil qui traite les informations et donne les résultats qui permettront l’établissement d’une étiquette énergie, un peu comme pour les appareils électro-ménagers”, explique Emile-Jean Wybrecht. Avec à la clé, des conseils pour améliorer la performance énergétique avec une liste de travaux par ordre de priorités, ainsi que des conseils pour le choix des prestataires. Le tout pour un coût modeste : environ 150 € car le dispositif est financé (entre autres) par l’ADEME.

L'ALME est acteur du Plan Climat de la CAMSA. L'agence a déjà audité 250 maisons et 470 bâtiments publics. Elle accompagne la démarche de programmation et de mise en oeuvre des travaux après diagnostic.
ALME : 40 rue Marc Seguin, Mulhouse - Tél. 03 89 32 76 96
info@alme-mulhouse.fr - www.alme-mulhouse.fr
Sur la campagne Display® : www.display-campaign.org
III. Laissez Papivore dévorer vos papiers et cartons
Le dépôt de la Mer Rouge traite jusqu’à 1.500 tonnes par an de papiers et cartons en provenance d’entreprises et de collectivités. Papivore, association d’insertion, souhaite développer davantage la collecte auprès des entreprises du secteur.
L’association d’insertion créée en 2001 et agréée par l’État fait travailler une cinquantaine de personnes en permanence, avec des durées de contrat de trois mois à un an, dans le dépôt rue de la Mer Rouge. Les employés collectent les papiers et cartons auprès des entreprises et collectivités par camion, les stockent puis effectuent un tri fin (papier blanc/papier de couleur ; etc.). Le papier et les cartons sont ensuite pressés en balles, en vue de la vente à des négociateurs ou fabricants.
“Nous avons créé cette association pour favoriser l’insertion sociale par l’économique”, explique Lionel Beleme, fondateur de Papivore. “Nous avons des chefs d’équipe permanents qui forment les personnes et les accompagnent dans leur parcours vers l’emploi. L’effectif bouge souvent, car le but est de réinsérer les personnes le plus rapidement possible”.
Quand une association dépend… de la Bourse
Actuellement les grands entrepôts abritent les tonnes de papiers et de cartons, qui attendent une hausse des cours du papier pour être vendus. “Le prix à la tonne à diminué de 150 à 50 euros la tonne, et en janvier, il ne valait carrément plus rien !”, explique Salima Sayad, la Directrice de Papivore. “Alors nous vendons moins vite et attendons des jours meilleurs pour accélérer le mouvement. Nous aimerions aussi nouer de nouveaux partenariats avec des entreprises”.
Il reste largement assez de place pour accueillir de nouveaux dépôts de papiers et cartons d’entreprises (à l’exclusion de tout autre matériau), et qui voudraient faire, en plus d’une démarche écologique, œuvre sociale. Les seuls frais facturés à l’entreprise concernent le déplacement, selon un barème.
“Nous accueillons aussi les dépôts sur place d’entreprises et de particuliers”, précise Salima Sayad.
Papivore, collecte de papiers et cartons.
L’association effectue aussi des déplacements (ou destruction) d’archives.

Salima Sayad et Lionel Beleme
Papivore : Salima Sayad.
130 rue de la Mer Rouge Ă Mulhouse -Â Tel. 03 89 42 72 59, Mob. 06 24 36 80 28
papivore.aci@free.fr
Posté le :
11 mai 2009 · CatĂ©gorie :
Le Sujet du Mois Ce mois de mars voit la concrétisation d’un projet étudié dès 2005 : le “Kiosque de Services”, destiné à faciliter la vie quotidienne des personnes qui travaillent sur le secteur Parc des Collines, Mer Rouge et rue de Thann.
Révision et lavage de voiture, service de retouche, pressing, repassage du linge, service de coursier : Benoît Faivre, le concierge de l’association Kiosque de Services, est prêt à recevoir les demandes des salariés du secteur. “Nous proposons des prestations calibrées auprès d’organismes certifiés et fiables, dans une optique sociale : nous faisons appel à des associations ou entreprises locales d’insertion par l’emploi. Nous souhaitons aussi créer plus de convivialité et de confort pour les personnes qui travaillent sur nos sites.”
La prestation est calibrée et fait l’objet d’un tarif annoncé. Les services peuvent être réglés via le CESU (Chèque emploi service universel) pré-financés ou bancaires. Et le bénéficiaire du service peut déduire de ses impôts 50% du montant dépensé … en travaillant en toute sérénité.

Contact : Benoît Faivre
Maison de l’Emploi et de la Formation
7 rue Daniel Schoen
Tél. 03 89 35 39 96
Posté le :
10 mars 2009 · CatĂ©gorie :
Le Bréviscope Les entreprises du mois à l'OUEST
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