Brigitte Morgulis, secrétaire générale, et Véronique Nardi, chargée de communication du PVF.

Brigitte Morgulis, secrétaire générale, et Véronique Nardi, chargée de communication du PVF.

L’une des missions essentielles du Pôle Véhicule du Futur Alsace-Franche-Comté consiste à promouvoir de nouvelles solutions de mobilité urbaine. Le véhicule électrique F-City en est une traduction concrète; présenté voici un an au Salon Mobilis, il entre déjà dans sa phase d’industrialisation.

F-City a été conçu par FAM Automobiles, constructeur de véhicules spéciaux à Etupes. C’est un des grands projets promus par le Pôle Véhicule du Futur, qui initie des collaborations entre 120 entreprises innovantes et 80 laboratoires de recherche publique. “Aujourd’hui, nous sommes clairement positionnés sur la réflexion en amont de la conception des véhicules, et qui porte sur les déplacements de demain”, explique Brigitte Morgulis, secrétaire générale du Pôle. Le projet F-City répond à la nécessité de supprimer progressivement toute pollution automobile et de développer des modes alternatifs de déplacement dans les villes.

Service de location sans stations dédiées

Le véhicule F-City
Le véhicule F-City

Le service est en test depuis deux ans à Antibes : le véhicule peut être loué pour des trajets de quelques kilomètres, en ville ou zone péri-urbaine. Après utilisation, il peut être garé sur une banale place de stationnement. Son autonomie atteint 150 km, sa vitesse maximale 67 km/h, il y a 2 ou 3 places avec une plateforme arrière et il mesure 2,5 mètres. “F-City sera proposé à toutes les grandes villes et FAM a pour objectif de fabriquer 1500 véhicules en 2010”, indique B. Morgulis. Le moteur de la voiture est tout électrique pour les premières fabrications, mais peut être thermique GNV ou hybrique GNV/électrique. Le prix, relativement élevé en raison des batteries, est de 34.000 euros HT.

Un projet collaboratif
F-City fait partie des 52 projets financés, qui ont été initiés par le Pôle Véhicule du Futur. Il a nécessité un budget de 6,8 M€ pour la recherche et le prototype et associe plusieurs entreprises du Pôle spécialisées dans l’ergonomie, le style, la motorisation… F-City aura bientôt un petit frère alsacien au sein du Pôle : Cristal, fabriqué par Lohr Industrie à Duppigheim, et qui doit être testé par la CUS prochainement.

Pôle Véhicule du Futur
Technopole, Mulhouse
Tél. 03 89 32 76 44
Suivre les activités du Pôle : Salon Mobilis,
les 17 et 18 nov. à Montbéliard, à l’Axone.
Site du fabricant : www.fam-auto.com

AuthorPostĂ© le : 14 septembre 2009 · CatĂ©gorie : Le Periscope a Vu  
    

Le G.R.E.


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Le laboratoire de recherche “Gestion des Risques et Environnement” situé au Technopole étudie les mécanismes de contrôle des émissions de polluants associés aux processus de combustion et d’incinération. Ses partenaires industriels sont les géants de l’industrie automobile ou de l’énergie.

Le laboratoire GRE, qui dĂ©pend de l’UniversitĂ© de Haute-Alsace, dispose au Technopole de plusieurs salles d’expĂ©rimentation pour l’analyse des polluants. Dans l’une d’elles, un enseignant – chercheur et une doctorante en chimie expliquent leur travail : “Nous mesurons grâce Ă  un dispositif simulant les gaz en sortie de chambres de combustion, le traitement des Ă©missions de polluants Ă  travers un filtre catalytique, pour en Ă©valuer l’efficacitĂ©. L’objectif est de dĂ©terminer comment diminuer la quantitĂ© de polluants Ă©mis dans l’atmosphère par les vĂ©hicules terrestres. D’une part, en optimisant  la combustion, d’autre part en amĂ©liorant le post-traitement grâce aux filtres Ă  particules par exemple”. Les polluants Ă©tudiĂ©s sont le monoxyde d’azote, les hydrocarbures imbrĂ»lĂ©s, les oxydes d’azote et les suies.

Des grandes entreprises associées aux programmes
Le Professeur Jean-François Brilhac, directeur de l’Unité de recherche, ajoute : “Notre recherche ne s’arrête pas à des études expérimentales à l’échelle du laboratoire, mais s’étend à la modélisation des processus, pour extrapoler les résultats obtenus à l’échelle du laboratoire à des systèmes industriels”. Grâce à ces travaux, les résultats ont une portée opérationnelle. C’est pourquoi de grandes sociétés comme EDF, Tredi, Total, Alsthom ou Daimler soutiennent des programmes de recherche du Laboratoire GRE, souvent confidentiels, pour être à la pointe de la technologie et donc en avance sur la concurrence.

Aujourd’hui le laboratoire a ajouté à sa palette de mesures l’analyse des polluants émanant des inserts de cheminée, de plus en plus présents dans les logements des particuliers, qui sont sources de pollution de particules ultrafines. Ces travaux sont menés avec des partenaires industriels locaux comme Fondis. Il travaille également sur les pollutions imputables à l’incinération de déchets industriels et sur le développement de procédés pour la capture de CO2. Ses missions sont donc directement liées au développement durable et à la nécessaire réduction de nos émissions de CO2.

Jean-François Brilhac et deux doctorantes, chercheuses au Laboratoire GRE

Jean-François Brilhac et deux doctorantes, chercheuses au Laboratoire GRE

Laboratoire GRE : 12 enseignants-chercheurs et 6 doctorants sur un total de 25 personnes en tout avec les personnels administratif et technique. Il dispose de nombreux équipements financés en grande partie par les collectivités locales.
Laboratoire GRE
25 rue de Chemnitz – TĂ©l. 03 89 32 76 55 – www.gre.uha.fr

AuthorPostĂ© le : 15 juillet 2009 · CatĂ©gorie : Le Periscope a Vu  
    
Corinne Patuel et Bernard Kuhn
Corinne Patuel et Bernard Kuhn

Lors de la manifestation des 20 ans du Technopole, son directeur général Bernard Kuhn a rappelé l’existence depuis avril d’un Pôle BBC mulhousien, réseau de professionnels chargés d’encourager la construction ou la rénovation en basse consommation, ainsi que la formation dans ces domaines.

Les membres du Pôle BBC sont issus de milieux professionnels complémentaires. Entrepreneurs du bâtiment, promoteurs, architectes, aménageurs, fournisseurs de matériaux et d’énergie, bailleurs sociaux collaborent avec tous les institutionnels concernés : la Région Alsace, la CAMSA, L’ALME, la Maison de l’Emploi, la Chambre des Métiers d’Alsace ainsi que les fédérations professionnelles, comme la Capeb ou la FFB. Ensemble ils défendent la cause de la BBC, avec en toile de fond les objectifs dessinés par Le Grenelle au plan national, ou encore le Plan Climat de la
Région mulhousienne, où 50% des gaz à effet de serre sont émis par les logements et le tertiaire.

Susciter des chantiers-pilote
Les quelque 35 membres du Pole BBC de Mulhouse ont déjà planché plusieurs fois en réunion, répartis en quatre groupes de compétences : la formation et l’emploi, les aides financières à la construction ou à la rénovation en basse consommation, les matériaux et systèmes constructifs et enfin les points-clés délicats de la mise en œuvre. “L’idée est de partager nos connaissances, car certains professionnels sont des précurseurs et ont des expériences à transmettre”.

La basse consommation est une cause d’intérêt général qui se défendra mieux auprès des professionnels comme du grand public, s’il existe des exemples  concrets, en l’occurrence des chantiers de référence. “Aujourd’hui nous avons quelques exemples dans notre secteur, comme le collectif de six logements à Zillisheim, les immeubles rénovés quartier Franklin ou encore une résidence à Bollwiller. Mais il faut d’autres chantiers-exemples”, indique Bernard Kuhn. Ces chantiers de démonstration pour les entreprises doivent être la preuve pour le grand public qu’on peut trouver des solutions BBC à coûts maîtrisés. Certains membres du Pôle étudieront donc des chantiers neufs, de leur conception à leur achèvement, et durant deux ans après l’achèvement des travaux. But : évaluer les solutions techniques destinées à réduire les dépenses d’énergie.

Beaucoup de passoires thermiques Ă  Mulhouse
“A Mulhouse, en rénovation il reste beaucoup à faire ; pas moins des deux-tiers des 13.000 logements collectifs sociaux ont été construits dans les années 60-début 70”. Dans ces immeubles (et d’autres) d’avant le premier choc pétrolier, la consommation d’énergie pour le chauffage, l’eau chaude et la ventilation peut atteindre 400 kWh/m2/an – et représentera dans l’avenir un coût trop élevé pour le locataire. La basse consommation exige au maximum 65 kWh pour le neuf et 104 pour un logement rénové (dans notre région). “Les moyens d’y parvenir génèrent actuellement un surcoût que l’investisseur n’est pas toujours prêt à prendre en charge. Mais lorsque ces bâtiments seront plus répandus,
ce surcoût n’existera plus”
, conclut Bernard Kuhn.

AuthorPostĂ© le : 15 juillet 2009 · CatĂ©gorie : Le Periscope a Vu