« Des vacances bien mĂ©ritĂ©es », c’est le « marronnier » – comme on dit dans la presse – des fins de mois de juin, car le sujet qui revient comme une pendule et on envoie dans la presse des tas de gens en « Des vacances bien mĂ©ritĂ©es », en vrac en ce dĂ©but juillet : des collĂ©giens qui ont prĂ©sentĂ© une pièce de théâtre de fin d’annĂ©e, le XV de France, le boxeur Karim Chakim, les joueurs de Wimbledon, ou les animateurs d’émissions de tĂ©lĂ© qui reprendront Ă  la rentrĂ©e. Toute une foule de gens des mĂ©dias et du sport qui, eux, semblent « mĂ©riter » leurs vacances… (A part peut-ĂŞtre les Bleus, qui bĂ©nĂ©ficieront de vacances « pas forcĂ©ment mĂ©ritĂ©es » comme l’écrit un journaliste du site goal.com, mais bon l’expression est toujours lĂ .)
Et nous, les gens qui font l’économie, les artisans, commerçants, PME et autres professionnels du turbin non médiatisé, méritons-nous nos vacances ?
Après avoir pour la plupart d’entre nous bossé deux fois plus pour des résultats identiques, sinon inférieurs à ceux de l’année précédente, attendu que des prospects se décident selon un processus trois fois plus long que d’habitude, après avoir ajouté des services, modifié son site internet ou concentré notre activité sur des créneaux plus porteurs, en attendant que la conjoncture s’améliore… Nous sommes certainement plus fatigués que certains… Et même si le budget vacances est un peu réduit, j’ai envie de dire à tous les lecteurs du Périscope qui culpabiliseraient encore de voir s’arrêter quelques semaines : partez, évadez-vous, même si ce n’est pas loin, prenez des vacances, elles sont plus que méritées pour redémarrer le business fin août : in-dis-pen-sa-bles !

Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef

AuthorPostĂ© le : 10 juillet 2010 · CatĂ©gorie : Edito  
    

MĂŞme si on s’accorde peu de vacances – 2 voire 3 semaines pour les plus chanceux d’entre nous, parce qu’il faut finir les dossiers avant… et prĂ©parer septembre après -, il faudrait cette annĂ©e plus que jamais, arriver Ă  destresser.

Depuis le début de l’année, on a tous mis deux fois plus d’énergie qu’avant dans notre activité pour arriver aux mêmes résultats. On a tous perdu des contrats ou alors ils ont été âprement négociés. On  nous a davantage mis en concurrence. On s’est tous fatigué à gagner de nouveaux clients, d’autres marchés, et à innover pour continuer à aller de l’avant malgré la crise. On s’est levé tôt et couché tard, on a veillé à entretenir nos réseaux réels et sur le web. On a acheté des téléphones et des ordinateurs plus performants pour nous aider à tout ça. Bref on en a fait des tonnes… Il serait temps de relâcher la pression.

Quelle est l’activité qui déstresse le mieux ?
Figurez-vous que c’est la lecture. Selon une Ă©tude effectuĂ©e Ă  l’universitĂ© de Sussex, en Angleterre, lire est plus efficace que d’écouter la musique ou de faire une promenade. Lire un livre – et non pas zapper d’un article Ă  l’autre sur le web – fait baisser le niveau de stress de 68 % après seulement six minutes ! Cela serait dĂ» Ă  la concentration nĂ©cessaire Ă  cette activitĂ©. Et la fuite dans le monde littĂ©raire dĂ©tend les muscles et le cĹ“ur, car la conscience va dans d’autres sphères. En comparaison, Ă©couter de la musique fait baisser le niveau de stress de 61 %, prendre un thĂ© ou un cafĂ© de 54 % et faire une promenade de 42 %.

Alors, en vacances, on va se remettre à lire. Et au retour, on ne se déplacera plus sans lecture, pour les voyages en train ou l’attente avant les RDV. Plus besoin de faire du yoga pour être zen : il suffit d’ouvrir un livre pendant six minutes !…

Béatrice Fauroux
Rédactrice en chef

AuthorPostĂ© le : 15 juillet 2009 · CatĂ©gorie : Edito